Séance du mardi 2 avril 2019

Séance du mardi 2 avril 2019

Nous étions quatorze membres attablés pour cette séance traitant de la « photo de rue ». Nous avons apprécié la présence de Tugdual qui a pu assister à une partie de la soirée, même si le moment pour lui n’est pas encore de pratiquer la photo de rue .

Comme demandé, les photos ont été apportées par les uns et les autres sur clé usb, soit au total une bonne vingtaine de prises de vue qui ont été présentées par chaque auteur. La majorité des photos était en Noir et Blanc, et cela est conforme à ce qui est constaté dans la communauté des pratiquants de la « Street Photography ». Certains d’entre nous s’interrogeaient sur la validité de leur photo : est-ce une photo de rue ? Il est vrai que certaines étaient hors sujet, dans la mesure où l’humain était absent de la photo ou manquait l’ambiance de la rue, mais il y a eu de nombreuses et bonnes photos répondant correctement à la démarche.

Après avoir visionné une sélection de photos des grands maîtres américains et français (Garry Winogrand, Alex Webb, Bruce Gilden, Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson) et quelques productions de la communauté française contemporaine (voir la référence de leur site ci-dessous), des conseils ont été énumérés pour pratiquer la photo de rue, sans que je puisse développer le contenu dans ce compte-rendu ; mais nous retiendrons qu’il faut :

  • privilégier un seul objectif, à focale courte (de 21 à 50 mm ; le 35 mm est un bon compromis)
  • utiliser les contrastes, surtout en N-B : rôle primordial de la recherche de lumière.
  • Bien gérer les différents plans dont l’arrière qui doit être lisible sans parasiter le sujet principal : le photographe de rue choisit son décor et attend que l’évènement humain vienne s’intégrer dans le cadre (cf la photo de Cartier-Bresson, Hyères, qui est un modèle de composition)
  • Prérégler son boîtier et anticiper pour être prêt à capturer «  l’instant décisif » (voir les précisions apportées sur la vitesse, l’ouverture, les iso, le mode d’exposition …)
  • Profiter de l’architecture urbaine pour construire son cadre.
  • Ne pas hésiter à pratiquer une gymnastique du corps … pour varier les angles de prise de vue.
  • S’exercer lors des manifestations publiques, pour vaincre notre appréhension : à ces occasions, le public tolère mieux les photographes !

Ceci nous conduit à la troisième partie qui traitait du Droit à l’image contre le Droit à l’information et à la liberté d’expression artistique. ( cf. le jugement favorable au Club photo de Sarcelles) ; mais avant de prendre une photo, il faut toujours évaluer les risques dans la mesure où il y a projet de diffusion ou d’exposition. Nous avons cité les limites juridiques imposées à la photo de rue …

         Maintenant il ne reste plus qu’à pratiquer, notamment en vue du concours-expo de fin juin, et on aura l’occasion d’y revenir.

     Le secrétaire et animateur de la séance

Bruce Gilden  à consulter sur You tube : ou comment affronter son sujet sans scrupule.

Bibliographie :

David GIBSON, Street Photography, Dunod, 20 €

Tanya Nagar, Street Photo, Eyrolles, 15 €

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